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Cumul statut v.d.i et assedics

 
Pour continuer à percevoir des allocations mensuelles de chômage, le Vendeur à Domicile Indépendant (VDI)
qui débute cette activité pendant sa période d’indemnisation doit remplir deux conditions :

- être inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi et rechercher de façon effective et permanente un emploi,

- ne pas gagner dans le mois plus de 70 % du salaire antérieur sur lequel l'allocation de chômage a été calculée.

La condition supplémentaire qui impose de ne pas dépasser 110 heures de travail par mois ne concerne que les salariés et n’est donc pas applicable aux VDI.
 
NB : Pour ceux qui cumulaient activité de VDI et emploi salarié et ont perdu cet emploi salarié, les revenus tirés de l’activité VDI maintenue et l’allocation chômage perçue sont entièrement cumulables. Cependant la durée maximum d’indemnisation sera de 15 mois et conditionnée par l’existence effective d’une recherche d’emploi.

Comment se calcule l'allocation ?

Lorsque les gains ne dépassent pas ces 70 %, l'ASSEDIC calcule un certain nombre de jours au cours du mois
qui ne peuvent pas être indemnisés. Ces jours non indemnisés ne sont pas perdus mais reculent d'autant la fin
de l'indemnisation.
Le maintien partiel des allocations ne peut se prolonger plus de 15 mois. Au-delà, l'ASSEDIC cesse de vous verser l'allocation de chômage.
Pour les personnes âgées de plus de 50 ans une minoration de 20 % est appliquée sur le nombre de jours non
indemnisables, il y aura donc une prolongation plus importante du temps d'indemnisation. La limite de 15 mois
ne concerne pas les personnes âgées de 50 ans ou plus, ni les personnes qui bénéficient d'un contrat emploi solidarité.

Textes de référence :

- Article 45 du règlement annexé à la Convention du 18 janvier 2006 relative à l’aide au retour à l’emploi et à l’indemnisation du chômage.
 
- Accord n° 12 pris pour l’application de l’article 45 du règlement.

- Circulaire UNEDIC n°2006-19 du 21 août 2006.

Vous pouvez obtenir les textes complets sur le site www.assedic.fr/unijuridis/index.php

 
Statut social et fiscal du v.d.i.
 
Il existe trois statuts de Vendeur Indépendant à Domicile (VDI) :

Mandataire, acheteur-vendeur et courtier
- Le mandataire vend les produits au nom de l'entreprise de vente directe. Le statut de VDI permet de créer sans risques, sa propre activité. Il n'y a pas de stock à financer donc pas de risque financier. L'entreprise reste en effet propriétaire de la marchandise. Si l'activité est exercée de manière occasionnelle, c'est un mandat de droit commun. Si elle est permanente, le mandataire aura un statut d'agent commercial. La rémunération du mandataire se fera par le biais d'une commission sur le chiffre d'affaire réalisé.

- L'acheteur-vendeur achète puis revend les produits de l'entreprise de Vente directe. Il bénéficie d'une remise
quantitative sur la marchandise et vend à ses clients avec une marge bénéficiaire. Cette marge constituera sa rémunération.

- Enfin, le statut de courtier qui se positionne comme un intermédiaire entre l'entreprise de Vente directe et les
consommateurs. Le plus souvent, c'est le courtier qui conclue aussi l'opération de vente : un contrat de mandat se cumulera avec le courtage. Il n'a pas été utilisé à ce jour par des entreprises de Vente directe.

Les vendeurs à domicile peuvent exercer leur profession de 3 façons, qui impliquent un statut social et fiscal différent :

- Ceux qui n’exercent pas leur activité de façon autonome : ce sont des salariés à part entière, liés à leur
 employeur par un contrat de travail. Ils sont imposés au titre de l’impôt sur le revenu dans la catégorie des
 traitements et salaires, et appliquent les abattements de 10 % (ou frais professionnels) et 20 %.

A compter de 2007, l'abattement de 20 % sera supprimé et intégré dans le barème progressif par tranches de l'IR.

- Ceux qui exercent leur activité de façon autonome, à titre de profession habituelle, en étant inscrits au registre du commerce et des sociétés ou au registre spécial des agents commerciaux. Ils entrent dans la catégorie des non-salariés. Ils sont imposés au titre de l’impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices non commerciaux s’ils sont mandataires et des bénéfices industriels et commerciaux s’ils sont acheteurs-revendeurs ou courtiers.
 
- Ceux qui exercent leur activité de façon autonome, mais occasionnellement, sans être inscrits au registre du commerce et des sociétés ou au registre spécial des agents commerciaux. Ils sont “assimilés salariés”, c’est-à-dire qu’ils sont considérés comme des salariés pour la sécurité sociale et comme des non-salariés en droit du travail (statut identique à celui des gérants minoritaires de SARL ou des présidents de SA).

On les désigne sous le nom de VDI (Vendeur à domicile indépendant).


D’un point de vue fiscal, leurs revenus sont imposés dans la catégorie :

- des bénéfices non commerciaux, s’ils sont mandataires,
- des bénéfices industriels et commerciaux, s’ils sont acheteurs-revendeurs ou courtiers.
Ils relèvent du régime de la micro-entreprise.

Particularité du régime social des “assimilé-salariés”

Si le vendeur à domicile et l’entreprise sont d’accord, ils peuvent opter pour un système forfaitaire de calcul des
cotisations sociales. Le régime applicable est alors le suivant :
 
- Lorsque la rémunération brute trimestrielle est inférieure à 3 plafonds journaliers de sécurité sociale avant
abattement (1), on considère que cette rémunération représente des frais professionnels. Elle ne donne donc
pas lieu au versement de cotisations.

- Lorsque la rémunération brute trimestrielle, après abattement (1), est inférieure à 8 plafonds journaliers de
 sécurité sociale, la cotisation est forfaitaire :
- 0,33 % étant à la charge du vendeur et 0,67 % à la charge de l’entreprise.

- Lorsque la rémunération brute trimestrielle, après abattement (1), est comprise entre 8 et 27 plafonds
journaliers de sécurité sociale : les cotisations sont calculées par application des taux Urssaf de droit commun
sur des assiettes forfaitaires allégées.
- Lorsque la rémunération brute trimestrielle, avant abattement (1), dépasse 27 plafonds journaliers de sécurité sociale : les cotisations sont calculées par application des taux Urssaf de droit commun sur la rémunération réelle.
(1) En cas d'application des dispositifs forfaitaires (cotisation et assiette), pour déterminer la tranche dans laquelle il se situe, le vendeur à domicile doit soustraire, au montant de sa rémunération trimestrielle brute, un abattement forfaitaire de 10 % représentatif des frais professionnels, avec :
 
- un minimum égal à la valeur de 6 plafonds horaires de sécurité sociale (114 euros),
- et un maximum égal à 17 plafonds horaires de sécurité sociale (323 euros).
 
Un vendeur "assimilé salarié" doit demander son immatriculation en qualité de travailleur indépendant lorsqu’il a exercé l’activité de vente à domicile durant trois années civiles complètes et consécutives du 1er janvier au 31 décembre, même de façon intermittente, et qu'il en a tiré, pour chacune de ces trois années, un revenu brut supérieur à 50 % du plafond annuel de la sécurité sociale.
 
L’inscription au registre du commerce et des sociétés ou au registre spécial des agents commerciaux est alors obligatoire à compter du 1er janvier qui suit.

Texte de référence
Articles L121-21 et suivants du code de la consommation (réglementation de la vente à domicile)


Pour en savoir plus :

Fédération de la vente directe (FVD)
100 avenue du président Kennedy, 75016 PARIS,
Tél. : 01 42 15 30 00, Fax : 01 42 15 30 90, site internet :
http://www.fvd.fr
La FVD a mis en place une commission paritaire de médiation de la vente directe chargée de régler à l’amiable les conflits entre consommateurs et entreprises de vente directe (adhérentes ou non à la fédération).

 

 

Auto-Entrepreneur
 
Forme juridique :
 
Obligatoirement Entreprise Individuelle (EI)
(pas de capital minimal et responsabilité illimitée de l'exploitant)

Avantages particuliers :

Dispense d'inscription au Registre du Commerce et des Sociétés RCS ou au Registre des Métiers RM. (Les professions libérales ne sont pas concernées par cette dispense).

Application du régime fiscal et social des micro entreprises.

Création et radiation extrêmement simplifiées et rapides (possible par Internet)

En plus de sa résidence principale, l’entrepreneur individuel pourra par une simple déclaration chez un notaire rendre insaisissables tous ses biens fonciers bâtis et non bâtis dans la mesure où ils ne sont pas affectés à l’usage professionnel.

La nécessité d’autorisation administrative pour utiliser son domicile situé en rez-de-chaussée en tant que local professionnel sera supprimée, y compris pour une activité commerciale.

Accessibilité :

Ce statut n'est accessible qu'aux entreprises ayant un chiffre d'affaires maximum de : -*80 000 euros HT pour une activité de vente de marchandises, d'objets, de fournitures, de denrées à emporter ou à consommer sur place ou une activité de fourniture de logement.

*32 000 euros HT pour les prestations de services relevant de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou des bénéfices non commerciaux (BNC).

Charges sociales :

Obligatoirement régime microsocial (du régime micro entreprise) avec prélèvement libératoire trimestriel ou mensuel (au choix) calculé sur le chiffre d'affaires et égal à partir du 1° janvier 2009 à :

12% pour une activité commerciale.

21,3% pour une activité de prestations de services

18,3% pour les prestations de service des professionnels libéraux affiliés à la CIPAV.

Aucune déduction de frais ou de charges possible pour l'application de ce pourcentage

Fiscalité :

Si la condition de revenu maximum du foyer fiscal est remplie, prélèvement libératoire trimestriel ou mensuel (au choix) calculé sur le chiffre d'affaires, mis en place au 1° janvier 2009 et égal à

1 % s'il s'agit d'entreprises dont le commerce principal est de vendre des marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place, ou de fournir le logement,

1,7 % pour les entreprises dont l’activité principale est de fournir des prestations autres que celles relevant du seuil de 80 000 euros,

2,2 % autres prestations de service, imposables dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC).

Aucune déduction de frais ou de charges possible pour l'application de ce pourcentage

Cette option n'est possible que pour les personnes ayant déjà opté pour le régime microsocial.
Si la condition de revenu maximum du foyer fiscal n'est pas remplie l'auto entrepreneur sera assujetti au régime de base de la micro entreprise, barème progressif après un abattement forfaitaire.

TVA, taxe sur la valeur ajoutée :

Étant obligatoirement sous le régime fiscal de la micro entreprise l'auto entrepreneur n'est pas soumis à la TVA. en savoir plus >>> Taxe professionnelle :

Les contribuables ayant opté pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu sont exonérés de la taxe professionnelle pour une période de deux ans à compter de l’année qui suit celle de la création de leur entreprise, ce qui correspond de fait à trois ans sans payer de TP. Le 05/02/2009 Monsieur Sarkozy a annoncé la suppression de la taxe professionnelle en 2010.